Une récente étude (citée par MARKETING MAGAZINE) indiquait que la plus forte progression des campagnes publicitaires sur le net réalisées en 2007 était enregistrée par le secteur caritatif (+ 243% en un an)…
Plus récemment encore, le salon du e-commerce remarquait une adhésion massive d’utilisateurs
d’internet au 1er semestre 2008 :
ð 57% des 50 ans et + ont
accès au net (les retraités 55%, dont 80% CSP+),
ð 72% des 35-49
ans.
Et 97% des cyberacheteurs sont satisfaits de leur achat sur le net...
La France compte au global un peu plus d’un foyer sur 2 ayant accès à internet. Ils sont 70% en Allemagne et 75% en Angleterre.
Le chiffre d’affaires des achats sur le net est en croissance forte : près de 21 milliards d’euros prévus en 2008, et 31,2 en 2010.
Le net s’est aussi installé dans le paysage associatif (les acheteurs sont aussi des donateurs) et globalement, la confiance dans ce moyen de paiement est acquise.
Mais l’inconvénient de cet outil de communication (peu coûteux, facile à utiliser et à personnaliser) commence à générer des réflexes de saturation.
Car nous constatons tous, chaque jour, que le nombre d’e-mails arrivés dans les messageries devient affolant et que le tri quotidien prend de plus en plus de temps.
De là à dire que « communiquer par le net devient flou »… C’est un jeu de mots facile, mais qui préfigure peut-être la réalité de demain.
Car aux Etats Unis, où l’utilisation du net compte quelques années d’avance sur nous, ce vecteur de communication tend aujourd’hui à décliner au profit… du mailing papier !
On sait qu’en France, l’outil privilégié de sollicitation des seniors reste le mailing, même si beaucoup se sont rués sur le net pour compléter le traditionnel message sous enveloppe.
Pour ceux qui ont quelques années de route (comme moi), nous avons constaté que l’arrivée d’un nouvel outil de communication sur le marché voyait une progression extrêmement rapide de cet outil au détriment des autres, jusqu’à ce que chacun ait trouvé sa place dans le paysage (on l’a vu pour la publicité après la propagande, puis la PLV, l’affichage, le mailing, le télémarketing, l’e-mailing, le street-marketing…).
C’est un peu comme le vol du papillon : « le mouvement » d’un vecteur de communication impacte tous les autres jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre se crée, avant d’être rompu à son tour.
Il est évident aujourd’hui que le mix marketing est plus que jamais d’actualité, à condition – comme toujours en marketing direct – de tester le poids des vecteurs et de l’économie globale du multicanal.
Y a-t-il aujourd’hui de nouveaux vecteurs de communication qui émergent progressivement, dans le secteur caritatif en particulier, et sur lesquels il serait tentant de « surfer avant les autres » ?
Je serais tenté de répondre par l’affirmative autour du concept « complémentarité, cohérence et pertinence ».
A l’égal du cow-boy, qui demeure toujours aux US la référence du héros qui fait avancer le progrès, il convient plus que jamais de surveiller avec attention celui ou ceux qui ont toujours été des précurseurs.
Claude Guillemin
Un savoir faire d’expérience,
Des résultats démontrés.
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